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dimanche, 06 juillet 2008

Faisons bouger l'Europe, faisons bouger la France

En ce début de début de la présidence française de l'Union européenne, le chef de l'Etat et le Premier ministre étaient les invités avec le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering d'un Conseil national que l'UMP avait choisi de consacré essentiellement à l'Europe.

CIMG2702.JPGC’est devant plus de 2 000 conseillers nationaux, et quelques côte-d'oriens, réunis à la Maison de la Mutualité à Paris que Jean-Pierre Raffarin a lancé les travaux d'un Conseil national placé sous le signe de l'Europe, conseil auquel Hans-Gert PÖTTERING, président du Parlement européen, José Manuel BARROSO, président de la Commission européenne, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont participé.

Après un débat sur les orientations de la présidence française, réunissant quelques uns des principaux ministres concernés, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et vice-président du Parti populaire européen (PPE), Brice Hortefeux et Christine Lagarde, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen qui avaient été invités à participer à ce Conseil national, ont prix la parole. Ils ont tous deux assuré Nicolas Sarkozy de leur soutien.

CIMG2718.JPGJosé Manuel Barroso a appelé les 27 pays membres de l’union européenne à « faire un effort, collectivement, pour terminer le processus de ratification. […] Une fois terminé ce processus, nous pourrons discuter avec nos amis irlandais ». Associant le "courage politique" à la "vérité", il a expliqué que "la concurrence sera de plus en plus forte, notamment avec les puissances asiatiques » Il a également insisté sur la nécessité de « moderniser notre modèle social et notre économie ». « Le courage de la vérité, c'est de dire que l'Europe a besoin de plus de travail, pas de moins de travail », et que « le prix du pétrole très bas est révolu ». Il s’est également montré ferme face à l’immigration illégale.

Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen, a lui aussi plaidé en faveur d’une « Europe unie », appelant tous les pays de l'Union européenne à ratifier le Traité de Lisbonne, qui « donne à l'Europe une plus grande capacité d'action pour la rendre plus démocratique et transparente ». « Aussi longtemps que le traité n'est pas entré en vigueur, il ne peut y avoir de nouvelles adhésions à l'UE », a-t-il encore souligné. S'adressant au président Sarkozy, il a souhaité beaucoup de succès à la présidence française de l'Union européenne pour mettre en œuvre les mesures dont l'Europe a besoin.CIMG2713.JPG

Après avoir rappelé que l’Union européenne était « la plus belle idée du 20e siècle », le Président de la République et président du Conseil européen a détaillé les priorités de la présidence française de l'Union européenne : paquet énergie-climat, politique d'immigration, politique de défense, politique agricole pour assurer la sécurité alimentaire notamment. Il a également critiqué la Banque centrale européenne, pour avoir augmenté ses taux d'intérêt, et sa politique de l’euro fort. Nicolas Sarkozy s'est ainsi demandé s'il était «raisonnable de porter les taux européens à 4,25% alors que les Américains ont des taux à 2%», estimant qu'il s'agissait d'«un dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent continuer à exporter». Il a souligné toutefois qu’il respectait l’indépendance de la BCE.Sur le traité de Lisbonne, le Chef de l’Etat a appelé la Pologne à ratifier : "Le président Kaczynski […] a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale". Enfin, Nicolas Sarkozy s’est engagé pour un élargissement du G8 à la Chine, l’Inde et l’Afrique. Sans la présence des pays émergeants, il estime en effet que « ce n’est pas raisonnable de continuer a se réunir à huit pour régler les grandes questions du monde, en oubliant la Chine - un milliard 300 millions, d’habitants - en n’invitant pas l’Inde - un milliard d’habitants - en ayant aucun pays arabe, en ayant aucun pays africain et en ayant aucun pays de l’Amérique latine ». « Pourquoi fait-on de la politique? Pourquoi postule-t-on à des responsabilités premières dans un pays ou à la tête de l'Europe, si ce n'est pour résoudre les problèmes? Moi qui ai été élu pour agir, j'ai été élu pour conduire une politique sans précédent dans notre pays » a déclaré le Chef de l’Etat. Il s’est félicité que « désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit », ajoutant que «on peut réformer profondément les 35 heures. Désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu ! »

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Après les discours du chef de l'Etat et des responsables de l'Union, ce sont les responsables de l’UMP qui se sont exprimés. Les conseillers nationaux ont adopté à 95% des voix la motion "Rassemblement" présentée par les vice-présidents du Conseil national, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie :

« Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République et le renouvellement de la Majorité à l’Assemblée nationale, le Conseil national de l’UMP salue l’action de réformes conduite par le chef de l’État et le Gouvernement de François Fillon avec le soutien de la majorité parlementaire. Conscient des vives attentes des Français accentuées par un nouveau contexte économique marqué par la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires, il considère qu’il convient de poursuivre l’action réformatrice engagée par la majorité présidentielle. Dans cette perspective les grandes réformes de l’été 2008, notamment les trois modernisations, économique, sociale et institutionnelle, méritent le rassemblement de la majorité qui, après les avoir amendées, aura à les voter. Cet ancrage du quinquennat dans une stratégie de modernisation de la France est aussi un message adressé à nos partenaires européens quant au cap suivi par notre Pays. Le rayonnement de la France, tout comme le niveau de vie des Français, sont directement fonction de notre énergie réformatrice. C’est pourquoi le Conseil national appelle ses parlementaires au rassemblement pour soutenir les réformes de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. »

"C'est à l'UMP et l'UMP seule qu'a lieu le débat politique, la créativité, le mouvement des idées", a déclaré Patrick Devedjian. "Pendant longtemps, la gauche avait le monopole du débat politique. Désormais, c'est l'inverse. Le PS est le cimetière des idées mortes". « Nous sommes entrain de reconquérir l'espace culturel face à une gauche stérile » a-t-il ajouté.

CIMG2749.JPGLes autres responsables UMP n’ont pas été en reste, stigmatisant les "critiques ringardes" du PS, devenu un « parti d'éléphants se livrant à un combat sanguinaire » pour Nathalie Kosciusko-Morizet. En référence à la polémique suscitée par la prise de position de Ségolène Royal sur la libération d'Ingrid Betancourt, Xavier Bertrand a accusé Ségolène Royal de ne pas avoir "le sens des responsabilités" et Christian Estrosi l’a affublé d’une « l'humanité d'un bigorneau ».

CIMG2754.JPGLe Premier ministre François Fillon a conclu le Conseil national de l’UMP, en qualifiant les critiques de l'opposition notamment sur l'immigration de "malvenues et ringardes", et parlant d'un Congrès (du PS) qui se préparait "dans la plus grande confusion idéologique". "La seule chose qui le rassemble, ce sont les attaques contre le président de la République", a ajouté François Fillon.

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