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samedi, 19 avril 2008

La vérité sur les lycées

COMMUNIQUE DE PRESSE DES JEUNES POPULAIRES

Le Mouvement des Jeunes Populaires, par la voix de son Président, Fabien de Sans Nicolas, tient à dénoncer les "agitations stériles d’une minorité de lycéens sous influence" qui reprennent les mots d'ordre classiques des syndicats d'enseignants contre la suppression des postes.

Les Jeunes Populaires tiennent à rappeler que le non-renouvellement des emplois dans l'Education nationale est à mettre en relation avec la baisse des effectifs des élèves, qui ont diminué de 145000 élèves en trois ans et que, par ailleurs, une partie de ces non-renouvellements sont compensés par les heures supplémentaires proposées aux enseignants.

Dire que le lycée souffrirait d'un manque de moyens, alors même que la France dépense 22% de plus par lycéen que les autres pays développés relève donc de la désinformation la plus élémentaire. Les Jeunes Populaires invitent en revanche les lycéens à débattre des vraies difficultés que rencontre notre lycée aujourd'hui, et notamment de sa difficulté à préparer efficacement ses élèves à l'enseignement supérieur.

Avec Xavier Darcos, Ministre de l'Education nationale, les Jeunes Populaires seront aux côtés de tous ceux qui ont à coeur de permettre au système scolaire de renouer avec la réussite et l'excellence.

 

LES MOYENS DE L'ENSEIGNEMENT SCOLAIRE A LA RENTREE 2008

 

1. Le budget 2008 mobilise des moyens considérables au service de la réussite des élèves. 

Le budget du ministère de l’Education nationale pour 2008 représente 58 milliards d’euros, ce qui en fait le premier budget de l’Etat (21,3% du total). En progression de 2%, à périmètre constant, par rapport à l’année précédente, il équivaut quasiment au montant des recettes procurées par l’impôt sur le revenu (60 milliards d’euros). Avec ce budget, la France se classe parmi les pays qui dépensent le plus pour leur système éducatif.

2. Le budget 2008 pour l’enseignement scolaire est à la fois réaliste, responsable et ambitieux :

- réaliste, car il tient compte de l’évolution démographique différente entre le premier et le second degré. Ainsi, 700 postes supplémentaires ont été créés dans le premier degré public pour faire face à la croissance démographique des effectifs (37 000 élèves de plus). Dans le second degré, en revanche,  le nombre d’élève a diminué de 145 000 élèves au cours des 3 dernières années. Il est donc normal que les non-remplacements des départs à la retraite porte sur ce niveau d’enseignement Ce réalisme tranche avec l’augmentation aveugle du nombre de postes pratiquée au cours des dernières décennies : entre 1987 et 2007, par exemple, on a recruté 12 000 enseignants supplémentaires dans le premier degré alors que les effectifs ont diminué de 200 000 élèves.

- responsable car il repose sur un effort sans précédent d’amélioration de la gestion du système scolaire : 

- dans le second degré public, 3 500 postes d’enseignants sont convertis en leur équivalent en heures supplémentaires, offrant ainsi souplesse de gestion aux établissements et pouvoir d’achat supplémentaire pour les enseignants ;

- 3 600 postes d’enseignants du second degré ne sont pas renouvelés précisément pour tenir compte de la diminution du nombre des élèves, en réduisant le nombre des enseignants en surnombres disciplinaires et en gérant plus efficacement ceux qui font du remplacement.

- l’amélioration de la productivité permet le non remplacement de 1 000 postes administratifs dans les établissements scolaires, les services académiques et l’administration centrale. 

- ambitieux, car il permet le financement de toutes les engagements présidentiels mis en place en 2007 et prévus pour 2008 : mise en place d’un accueil après les cours à raison de deux heures par jour, quatre jour par semaine, dans tous les collèges de l’éducation prioritaire, généralisé à la rentrée prochaine à toutes les écoles de l’éducation prioritaire ainsi qu’à tous les collèges ; mise en place de stages de soutien scolaire gratuits pendant les vacances de Pâques et les vacances d’été pour les élèves en difficulté des classes de CM1 et de CM2, suppression de la carte scolaire, injection de près de 400 M€ de pouvoir d’achat sous forme d’heures supplémentaires pour les enseignants volontaires désireux de travailler plus pour gagner plus. 

3. Les réformes entreprises permettent de fixer des objectifs ambitieux pour la rentrée 2008

- Mise en place de la réorganisation de l’école primaire et des nouveaux programmes, visant à diviser par trois l’échec scolaire et à diviser par deux le redoublement à l’école primaire . 

- augmentation de  l’accès des jeunes au niveau IV dans la voie professionnelle grâce à la généralisation des bac pro en 3 ans ; 

- Créer des dispositifs de soutien et de remise à niveau pour les élèves en difficulté (réaffectation des deux heures supprimées le samedi matin pour les élèves en difficulté, confirmation de la mise en œuvre des stages de soutien scolaire pour les élèves en difficulté de CM1 et de CM2). 

- Instauration de dispositifs d’accompagnement éducatif pour tous les élèves des écoles et des collèges ; 

- Participation à l’effort de maîtrise de l’emploi public par le non-renouvellement de 11 200 emplois ; 

- Mise en œuvre de l’engagement présidentiel d’augmentation du pouvoir d’achat : revalorisation des débuts de carrière, exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires et augmentation de leur nombre
 

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